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Janvier 2010 : COPENHAGUE : Décryptage...

 

Le Sommet de Copenhague se termine à peine et le sentiment global est somme toute mitigé voire négatif au vu de l'accord qui a été signé par les nations du monde au bout de 15 jours de tractations.
 
A première lecture de cet accord, on peut dire que très peu d'actions concrètes en découlent.
En effet, les nations reconnaissent le réchauffement climatique comme une priorité internationale et oriente une stratégie d'action en 2 points :
 
- L'atténuation du réchauffement
- L'adaptation aux effets du réchauffement climatique
 
Les démarches d'atténuation concernent principalement les pays développés (Europe en tête), responsables historiques des émissions de gaz à effet de serre, ces pays se sont, pour la plupart, engagés à renforcer les objectifs de réduction d'émissions prévus par le protocole de KYOTO.
 
L'adaptation concerne en premier lieu les pays en voie de développement (notamment les pays insulaires et l'Afrique), plus exposés que les pays riche et faibles émetteurs de CO2. les projets et actions concernant ces pays seront financés via le "Fond Vert Climatique de Copenhague" qui devrait disposer d'une dotation de 30 milliards de Dollars.
 
La convention n'est pas contraigante : certains pays ont simplement repris le cadre du protocole de KYOTO en en renforçant les objectifs, d'autres, notamment de grandes puissances comme la Chine, restent dans le cadre du volontariat pour ses actions d'atténuation.
 
On note de plus l'absence de contrôle par la communauté internationale des données concernant les émissions de GES pour les Pays En Développement dans la publication de chiffres en matière d'émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), la mesure et la publication de ces données restent du ressort de chaque pays et aucune vérification n'est possible.
 
Que cette absence de contrôle concerne des Pays En Développement (PED), faibles émetteurs de Gaz à Effet de Serre (GES) est tout à fait normal, mais peut -on encore estimer que la Chine (instigateur de cet article) considérée comme la 2nde puissance économique mondiale ,donc fortement polluante, comme un pays en développement ?
 
En revanche, la principale satisfaction à retenir est le caractère égalitaire de cet accord, car les pays développés, principaux responsables des émissions de GES, financent les moyens d'adaptation des pays défavorisés, principales victimes du réchauffement climatique. Ceux-ci seront d'ailleurs soutenus dans leurs démarches volontaires d'atténuation.
 
Ces aides prendront une forme financière, bien sur, mais se fera aussi par le transfert de technologies et de compétences.
 
Ont peut déduire que, à défaut d'être une révolution, le sommet de Copenhague traduit est avant tout le troisième ou quatrième pas d'un long chemin de négociations pour arriver vers un consensus International.

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